Notre ancêtre pèse les cloches de Chimilin

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les paroissiens de Chimilin veillent sur leur clocher

Jadis, à Chimilin comme à Aoste-en-Dauphiné, on refondait les cloches au besoin. Si ces dernières se fêlaient ou s'ébréchaient, on refondait sur le parvis. Saint-Genix rue du commerce, nos arrières grands-parents et leurs vélos Pour connaître le début de l'histoire des cloches de Saint-Laurent de Chimilin, l'église paroissiale aphone, suivre le lien.

Résumé des épisodes précédents. Oui ! l'assemblée générale de Chimilin approuve la refonte. Oui ! le marché public est attribué aux frères Dorey, de Serre et Bressieux, et à Richard-Massy, de la Côte-Saint-André, moins-disant clocheux de bon renom, maîtres-fondeurs de bonne pâte. Le principe d'une cotisation paroissiale, selon les formes en usage en Dauphiné, est en train de se dessiner. Les paroissiens vont participer, ainsi que les propriétaires forains (les fameux “possédant biens”) possédant, qui une vigne, qui un plassage, qui un bois de châtaigniers, un pré ou une laîchère sur le terroir de la paroisse de Chimilin. Voyons maintenant comment se présente la refonte des cloches de l'église Saint-Laurent de Chimilin, en ce mois de novembre 1657.


Les cloches de Chimilin - Cotisation 1657

Une cotisation des paroissiens et possédant biens au mandement de Leyssins… une répartition équitable… par les peréquateurs des tailles… suivant l'indication et instruction qui sera faite par un habitant de chaque village lequel sera à ces fins par nous pris d'office.

A la ville, nos aïeux parfois avec leurs enfants émerveillés Et le surplus de ladite somme sera employé tant pour les réparations nécessaires audit clocher et à ladite église suivant les prix faits qui en seront donnés au moins disant, que pour le paiement dudit Sieur Fisicat, et desdits Sieurs Brunel, Girard et Pecquais.

Et pour avoir permission de cotiser ladite somme avec les frais de la peréquation et autres nécessaires, sera donnée requête à nos seigneurs de la Cour des Aides* au nom desdits paroissiens. Et pour ce, lesdits Sieurs Berger, Brunel, Binard et Bouvier-Lapierre ont offert d'avancer chacun trois livres et de les remettre entre les mains du consul qui aura le soin d'envoyer à Vienne* et de retirer ladite permission.

En l'élection de Vienne se trouvait la Cour des Aides, qui connaissait des cas fiscaux. On ne levait pas des fonds au bon vouloir de chacun ni de chaque personne morale (la communauté des paroissiens, la Fabrique…) Il fallait que ce soit cohérent avec le projet engagé, et cohérent avec l'état fiscal. Par exemple, si une forte grêle avait touché la future récolte d'une communauté, deux à trois ans d'exemption de taille royale n'était pas rare, c'était un état de catastrophe naturelle. Mais, évidemment, il ne fallait pas, ces années-là, aller demander permission de cotiser pour le clocher. Sans quoi, les conseillers en la Cour des Aides leur auraient fait payer la taille royale en priorité, les cloches pouvant attendre.

Pour exemple, nous renvoyons le lecteur généalogiste vers notre page consacrée en partie à la terrible double grêle des Abrets de fin juin et début juillet 1690 qui a touché durement cette communauté des Abrets au sud de Chimilin.


Le contrat peut envoyer l'artisan dauphinois en prison

Et pour l'observation de tout ce que dessus, tant lesdits paroissiens que lesdits fondeurs, chacun pour ce qui le concerne, obligent tous leurs biens présents et à venir, et spécialement lesdits fondeurs leurs personnes à tenir prison, avec les soumissions, renonciations requises.

Les espoirs, les départs, pour la ville, départ des soldats pour la guerre Et se sont ex-signés lesdits paroissiens qui ont su et voulu, non lesdits fondeurs pour ne savoir écrire, ainsi qu'ils ont dit de ce enquis et requis. De tout quoi nous avons octroyé acte. Ainsi est signé en l'original, Bergier curé, J. Fisicat, Brunel, Binard, P. Reynaud consul, Cluysel. J'ai été présent, Eynardon, Pecquais, Brachet, Girard, Gueytat, Mod. Guillet châtelain, Brunel écrivant.

Extrait à son original demeurant dans les archives de la communauté de Leyssins. Due collation faite par moi substitut greffier pour servir aux dits fondeurs ce que de raison. Signé G. Guilliet


Notre ancêtre Jacques Lombard pèse les cloches dès dimanche

Du dimanche dix huitième jour de novembre mil six cent cinquante sept sur l'heure de midi, au devant de l'église de Chimilin où étaient grand nombre de paroissiens assemblés, les fondeurs ayant mis les cloches sous le chevalet à ce préparé, ils ont dit aux dits paroissiens qu'il est expédient de peser lesdites cloches sans aucun renvoi, puisque tout est à présent préparé pour ce faire, et qu'ils veulent après cela travailler incessamment pour les monter au clocher.


Pourquoi cotiser pour les cloches ? Qui a décidé les travaux et choisi les artisans maîtres fondeurs ? Combien les cloches de Chimilin pesaient-elles auparavant ? Pour le savoir, cloches de Chimilin début…


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