Généalogie et Population en Isère et Dauphiné

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démographie dauphinoise en détail

Suite de la page démographie et généalogie. Nous vivons sous le terrorisme d'une notion inexistante et vaine, absurde y compris pour notre époque, l'espérance de vie à la naissance. Jamais il n'y a eu, et jamais il n'y aura, d'espérance de vie. Il y a des durées moyennes de vie, locales, constatées après-coup. Notre Bas-Dauphiné n'y fait pas exception.

Nos ancêtres, et jusqu'à très récemment, ne voyaient que rarement vivre tous leurs enfants. Cette notion d'espérance de vie à la naissance, déjà in-sensée pour les populations contemporaines, devient, en histoire et en généalogie, le puits sans fond de l'absurde.


Âge au mariage, unions, veuvages et remariages

Un village vit et se déplace inlassablement Plan d'aujourd'hui mémoire et transmission Il existe beaucoup de préjugés sur l'âge au mariage jadis, mais moins de distorsion sur la perception des remariages. Longtemps l'homme du peuple a été profondément ignoré. On a pris pour généralité l'exception bourgeoise du mariage de la fille à peine nubile en tant que monnaie d'échange. La généalogie populaire, vraie car concernant la plupart et non l'exception, redresse notre vision.

Lors du premier mariage, l'homme se marie souvent vers 23 à 24 ans tandis que la femme se marie vers 19 ans. Dans notre Bas-Dauphiné, l'homme est souvent un peu plus âgé que la femme, dans la proportion précédente. Il reste courant que les futurs aient environ 19 à 20 ans chacun. Lors d'un premier mariage, des différences d'âge plus sensibles demeurent toutefois observées, plus marginales.

Néanmoins, l'époux est rarement plus âgé de dix ans ou plus jeune de cinq ans que son épouse. Un détail qui ne trompe pas, nos prêtres de Romagnieu, d'Aoste, de Chimilin ou de Fitilieu portent facilement de telles différences d'âge sur l'acte de bénédiction nuptiale, même s'ils s'abstiennent habituellement de noter les âges (Louis Giroud âgé de 20 ans fils de… de la paroisse des Avenières et Jeanne Micouloud âgée de 27 ans fille de… de cette paroisse…)

Au-delà de notre histoire familiale, l'Histoire faire resurgir le passé du pagus inscription en grec pour les lointains aïeux de nos aïeux Puis la mort emporte parfois le conjoint. Jadis on restait très rarement veuf ou veuve en pleine jeunesse ou en pleine maturité. Mais une chose nous frappe, le très faible délai de viduité. Nos ancêtres avec de jeunes enfants se remariaient rapidement, dans les six mois disons, mais parfois sous un mois !

Les âges relatifs des remariés obéissent alors à des nouvelles lois. Tant que l'homme ne dépasse pas la trentaine, on observe une bien plus grande différence d'âge que lors d'un premier mariage. Mais, quand les veufs ont quarante ans et plus, la tendance s'inverse radicalement, ils assortissent leurs âges respectifs.

Ces éléments changent provisoirement au cours du 19ème siècle. Les différences d'âges notamment s'accusent. Au début du 20ème siècle, on reviendra progressivement aux anciens canons.


Mariages en quadrille, mariages croisés

Deux grands classiques des mariages du temps jadis sont les mariages croisés et les mariages à deux étages générationnels. Les mariages croisés d'un frère et une sœur épousant une sœur et un frère présentaient l'immense avantage de neutraliser les sorties sèches de capitaux.

Dans les temps jadis, et pas seulement en Dauphiné, la dot se payait généralement par étapes, souvent sur trois ans. Et quand, en plus, cette dette se compensait avec son exact pendant, votre créancier débiteur à son tour, tout s'arrangeait plus facilement.

L'autre cas de figure, très présent dans les mœurs, n'a pas une telle justification économique. Quand un fils et une fille de veufs se mariaient, leurs parents respectifs s'unissaient volontiers. Dans le registre des mariages les actes s'enchaînent d'ailleurs et sont liés par la rédaction.


Nos arrières grands-parents et la contraception

Dès que l'on effectue suffisamment de dépouillements, et sur des périodes étalées, apparaissent les caractéristiques de la contraception, en terme de topologie et de chronologie. Topologie est préférable à géographie, car la variable déterminante se découvre socio-structurelle et non pas inscriptible sur le terrain.

Les espoirs, les départs, pour la ville, départ des soldats pour la guerre À savoir. En ville il y a très nettement contrôle des naissances, de façon bien plus considérable qu'en zone rurale. Toutefois, les habitants plus pauvres des villes ont souvent le même nombre d'enfants par unité de temps que leurs pairs des campagnes. Inversement, les castes riches des campagnes pratiquent une contraception plus souvent que leurs voisins immédiats plus pauvres.

Chacun a pu également observer que, vers la fin du 19ème siècle, le nombre moyen d'enfants par unité de temps, durant la période de fécondité féminine, diminue sensiblement, toutes castes confondues. Évidemment, il faut avoir dépouillé beaucoup, car les exceptions individuelles sont légions, dans tous les milieux et à toutes les époques (un catholique très fervent ne pratiquait pas aisément la contraception, même s'il était riche).

Quoi qu'il en soit quand on voit des naissances régulières tous les quatre ans par exemple, la contraception est patente. De même quand 70% des gens aisés ont trois ou quatre enfants au total tandis que leurs voisins en ont un toutes les années et demie.


Riche et en bonne santé

Théâtre aussi des deuils non faits, les douleurs non exprimées, des mots restés sur les lèvres, des talents non réalisés ... Dans la partie du Bas-Dauphiné qui nous intéresse une production agricole souvent correcte se traduit par une relative équipotence de la mortalité sur les différentes composantes sociales du groupe. Néanmoins, nous sommes à même de constater que les enfants peu nombreux de couples aisés atteignent souvent tous l'âge de l'union.

Pour ceux des généalogistes moins ruraux qui auront beaucoup travaillé sur le 19ème siècle urbain, le son de cloche sera radicalement différent. Il n'est pas rare de trouver des familles bourgeoises aisées dont quatre enfants sur quatre atteignent tous les 80 ans. Tandis que l'ouvrier voit mourir chacun de ses enfants l'un après l'autre. Vous observerez cela aussi en comparant l'ensemble de l'Isère et Grenoble (si l'on veut demeurer en Isère), ou l'ensemble de l'Isère et Lyon, la plus grande capitale régionale.

Si le poids des chiffres est pour vous parlant, n'hésitez pas à consulter les années 1825-1827 à Lyon (les registres de Lyon sont en ligne sur Internet). Durant tout le début du 19ème siècle lyonnais, les enfants nés aux hospices de Lyon ne sont jamais moins que 15% des naissances du mois. (dont les trouvés et les délaissés comptent pour deux tiers, un tiers des mères célibataires seulement repartant avec leur gone sous le bras). Puis focalisez-vous alors sur les années 1820, certains mois ils sont 65% des enfants nés à Lyon. Au point que, certains jours, la totalité des enfants enregistrés à Lyon sont des abandonnés !


La guerre, variable d'ajustement, aubaine du capitalisme

Le capitalisme organise régulièrement de vastes boucheries et des “crises de loi martiale” afin de préserver son système de privilèges. Il s'agit en effet d'un système instable, par essence voué à des collapses par disparition de liquidités. Un système par essence voué à affamer les uns tandis que d'autres obtiennent des revenus prodigieux.

Ces boucheries, comme celles de 1914, présentent de multiples avantages pour le capitalisme. Au signal du départ, on instaure toute la répression sociale nécessaire.

Ainsi en 1914, l'ensemble du monde salarié européen atteignait enfin la possibilité d'exercer des mandats de représentation dans les institutions politiques des états. Il fallait à tout prix éviter cela. Ce fut donc l'entente capitaliste pour lancer une guerre. Et, cerise sur le gâteau, dans la mêlée du départ, on s'est hâté d'assassiner les gens lucides et loquaces, ni vu ni connu.

Second avantage, la régulation de la population salariée. La durée de la boucherie est réglée entre deux valeurs. Il faut exterminer suffisamment de main d'œuvre pour désamorcer la poche d'extrême misère économique (risque que survienne enfin une vraie remise en question sociale), mais pas trop pour que les salaires restent modiques en fin de partie. Ce seuil atteint, on donne le coup de sifflet final.

Un dernier et considérable avantage s'attache à ces fins de guerre. On désigne un pantin cynique, on pousse povcon sur le devant de la scène avec son air de poupée macabre, pour dire : “Oh comme elle mondiale la crise ! Juré craché c'était pas notre faute ! Regardez comme c'est mondial tout ça, mondial, mondial, mondial ! Donc au boulot, la justice sociale au panier, n'oubliez pas de travailler plus pour gagner moins. Et le premier qui bouge une oreille, c'est le peloton d'exécution”.

Et hop, pour ceux qui tirent les ficelles il n'y a plus qu'à reprendre la croisière sur le bateau de luxe “Le Sar Coyotte” pendant la “normalisation” accélérée.


Autres guerres, autres marchés de dupes

Le tramway ! quelle révolution ! temps de nos arrières grand-père Ici à Corbelin Dans ce Bas Dauphiné de notre généalogie, les guerres de religion ont fortement remodelé la distribution des populations. Elles ont un double impact sur nos généalogies. Du fait que les registres étaient des registres de catholicité, et non des actes civils, il s'en est brûlé un nombre conséquent qui nous prive d'autant, par vandalisme contre l'autre communauté. D'autre part, les gens ont fui devant les sbires des uns et des autres, puisque chaque parti renchérissait dans l'horreur. Ce qui a remanié significativement les bassins géographiques des patronymes.

Les moteurs de la guerre restent du même tonneau qu'à l'accoutumée car, depuis la fin du néolithique, depuis que le pouvoir dépasse la communauté locale, de nombreux modes d'organisation sociale sont, par essence, voués à affamer les uns tandis que d'autres obtiennent des revenus prodigieux.

Au départ de cette affaire, le lobby des marchands bourgeois et artisans bourgeois crée un système sans saints,afin que le dimanche soit travaillé, ainsi que les jours fériés, et que les ouvriers n'aient droit qu'à un repos décadaire. Leur champion, nanti d'un encrier tout neuf et d'une plume adornée, est chargé de publier le livre ad hoc.

Bien entendu, ce sont des requins d'une tout autre stature qui vont savoir profiter de l'inévitable division suscitée par le travail le dimanche. Des pilleurs professionnels, comme Condé ou Lesdiguières, vont mettre à sac la région pour le plus grand bien de leur cassette personnelle et le meilleur profit de leur retraite par capitalisation.

Des centaines de milliers de personnes y laisseront la vie. La déchirure entre deux parties de la population restera béante. Deux parties de la population fondamentalement homogènes, ayant exactement le même passé culturel. Une population qui se serait bien passée de ces massacres immenses uniquement dévolus à capitaliser quelques familles maffieuses.

Notons, en marge : bien qu'œuvre d'art de grande facture, profane, ne figurant que lui-même son épouse et sa fille, la statue du tombeau de Lesdiguières fut détruite avec acharnement par les grenoblois, deux centaines d'années après les faits. Pourquoi cela ? Simplement, cet homme maudit avait insinué tant de haine, là où n'en existait pas auparavant, que cette haine a continué à ruisseler sur sa mémoire exécrée, décennies après décennies, siècles après siècles.


Statistiques et généalogie en Bas-Dauphiné

Âge au décès en Dauphiné avant 1800 Ci-après nos données sur des dizaines de milliers d'ancêtres et de collatéraux.

Avant 1800, nos ancêtres et collatéraux dauphinois, ou frontaliers de Savoye (de Savoie), du Bugey, voient mourrir la moitié de leurs enfants en bas âge. Cependant, le bloc principal des décès, au-delà de l'adolescence, est reporté de la cinquantaine à la dizaine 70. Les octogénaires restent significativement représentés.

Âge au décès en Dauphiné au 19ème siècle Au 19ème siècle, nos ancêtres et collatéraux dauphinois, ou frontaliers de Savoie, voient toujours mourrir environ la moitié de leurs enfants en bas âge. Mais, une nouvelle donne apparaît alors. Constatons que le prolétariat de forçats, né de l'abomination capitaliste, crée un second bloc principal des décès au-delà de l'adolescence, le bloc des trentenaires et quadragénaires. Le second bloc demeure reporté de la cinquantaine à la dizaine 70. Cependant que les centenaires font leur apparition effective, la dizaine 80 gagnant en puissance. Les nonagénaires de nos terres iséroises et dauphinoises font une forte percée.

Plus bas, nous vous présentons enfin l'histogramme des âges au décès de nos ancêtres les plus proches, au 20ème siècle. Nos collatéraux dauphinois, ou frontaliers de Savoie, du Bugey et de la métropole lyonnaise voient se modifier la zone “enfance”. La mortalité infantile régresse. Mais l'abomination capitaliste et ses hideuses boucheries fait nettement perdurer l'accent sur le bloc des 25 ans à 35 ans. Le bloc des nonagénaires dame désormais le pion aux septuagénaires, tandis que quelques super-centenaires apparaissent.


Retour sur l'espérance de vie à la naissance

Le plus extraordinaire, quant à la vigueur imperturbable de cette absurdité est que nous avons une connaissance tangible de son inanité, dans la proche histoire mondiale, et dans l'actualité. On nomme souvent “légende urbaine” ce genre de mauvaise blague indestructible.

Si en 1913 ou 1914 prévalait telle durée moyenne de vie constatée chez les hommes, soudain, en 1914, cette durée va s'effondrer.

Bien plus près de nous, jusqu'en 1989 les Russes vivaient en moyenne un certain nombre d'années et les femmes avaient un peu plus de deux enfants par femme. En un clin d'œil, rejoignant le giron des pays dirigés par le libéralisme maffieux, la durée de vie moyenne chute et la natalité s'effondre, les femmes ont à peine un peu plus d'un enfant par femme.

Encore plus contemporain, les pays d'Afrique les plus touchés par le SIDA voient actuellement la durée moyenne de vie constatée passer brutalement de 60 à 30 ans.

Enfin, il n'est pas nécessaire de faire de la démographie fiction pour savoir d'ores et déjà que notre propre durée moyenne de vie constatée peut s'effondrer à très court terme. Nos corps atteignent la saturation en produits chimiques. Le nombre moyen de cancers par habitant explose. En un mot, l'espérance de vie n'existe pas. Seule existe une durée moyenne, passée, constatable après-coup seulement.

En outre, parlant du très grand âge, le constat de très grand âge se fait à bonne distance de sa causalité, à savoir, les centenaires d'aujourd'hui ont grandi au début du vingtième siècle, pas à la fin. Une évidence Monsieur de Lapalisse, pourtant…

Âge au décès en Dauphiné au 20ème siècle Enfants, nos centenaires actuels n'ont pas ingéré les pesticides employés aujourd'hui (dont même la dilution au centième de la dilution préconisée est capable de stériliser les spermatozoïdes des hommes de demain quand ils sont aujourd'hui embryons, encore dans le ventre de leur mère).

Ils n'ont pas non plus reçu durant leur croissance le strontium radioactif des essais nucléaires dans l'atmosphère des années 1960. Des criminels comme Nikita Krouchtchev, Charles De Gaulle, Lyndon Johnson, chacun opérant en bandes organisées pour perpétrer ces crimes, ont inoculé des doses centuples de strontium radioactif dans les os de centaines de millions d'enfants en croissance (et à chaque enfant en particulier) pour le restant de sa vie !

Les centenaires d'aujourd'hui n'ont pas connu le stress professionnel actuel, où le capitalisme hideux fait pire, et à plus vaste échelle, qu'au 19ème siècle, et aussi bien que l'odieux Staline en terme de désinformation (voir la pratique totalitaire en France depuis le 6 mai 2007). Ces centenaires ont connu le plein emploi durant leur vie active, ils ont pris leur retraite à 60 ans, ils furent assurés d'une retraite par répartition.


Petits trucs d'aide à la recherche

Pensez-y Lors de la naissance de jumeaux, n'hésitez pas à tourner deux ou trois pages du registre. Généralement la proportion de jumeaux qui survivent est faible. Cela vous évite d'avoir des naissances pendantes.

Il en est de même pour les mères célibataires. Les chances de survie d'un enfant d'une mère célibataire sont très faibles, sauf si elle se marie immédiatement après.

Pensez-y Quand un couple cesse brusquement d'avoir des enfants, que l'âge de la mère est certain et encore largement dans la plage de fécondité, tournez quelques pages après la naissance du dernier enfant. En général la mère est morte des suites de l'accouchement.


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